LUTTE CONTRE LE FRELON ASIATIQUE

LES FRELONS ASIATIQUES, LE RETOUR !

IL EST INDISPENSABLE DE LES PIEGER !

Avec le printemps, les frelons asiatiques, la terreur des abeilles, vont proliférer. Les reines, fécondées avant l’hiver, vont sortir d’hibernation et donner naissance à des milliers de frelons asiatiques. Ils vont dévaster les ruches et sont dangereux pour l’homme.

Dès que les températures dépassent les 13°Celsius, les femelles fondatrices de « vespa velutina nigrithorax » commencent leur sortie d’hibernation, suivant l’endroit de leur cachette, plus ou moins isolée, au soleil ou à l’ombre. Les premières sorties ont eu lieu tôt cette année avec la douceur de la fin de l’hiver.

Pendant quelques jours, elles se refont une santé si elles arrivent à trouver les sucres énergisants dont elles ont un besoin vital. Les rescapées démarrent un nouveau cycle infernal. Chacune sera seule pour fonder une nouvelle colonie : construire le nid (une alvéole chaque jour), pondre (un œuf chaque jour), se nourrir et nourrir ses larves jusqu’à ce qu’elles deviennent nymphes, puis adultes ouvrières, 45 jours après la ponte de l’œuf. Pendant cette période (du 15 février au 1er mai), elle est seule à assumer la survie de sa colonie. Contrairement aux abeilles, la femelle fondatrice passe la plupart de son temps en dehors du nid, jusqu’à la naissance des premières ouvrières, 45 jours après la ponte du premier œuf, c’est à dire aux environs du 1er mai. Après les premières naissances, la femelle fondatrice est remplacée dans son labeur, elle ne sortira plus du nid, elle ne fera plus que pondre comme une reine jusqu’à 100 œufs par jour et jusqu’à épuisement en automne.

Le moment clé pour piéger les femelles fondatrices, se situe donc au sortir de l’hibernation jusqu’au 1er mai (en fonction des aléas climatiques de l’année) ! ! ! . . . Pendant cette période, leurs besoins sont des sucres pour elles, des protéines pour nourrir les larves, des fibres de bois et de l’eau pour construire l’ébauche de la structure du nid. Il a été observé et cela s’explique peut-être, qu’elles ne s’aventurent pas près des ruches, car c’est trop dangereux pour elle et la survie de la colonie en dépend. Même si « vespa velutina nigrithorax » s’est vite acclimaté à nos territoires nouvellement envahis, dans son environnement d’origine (Asie du Sud-Est), sa présence devant une ruche est beaucoup trop dangereuse. Les abeilles, là-bas, ont appris à se défendre jusqu’à conditionner les gênes de la femelle fondatrice de « velutina ». Ca risque donc de durer encore quelques années, sauf peut-être dans les Landes où les frelonnes ont très vite compris et n’hésitent pas à braver ce danger, sans réaliser qu’il faut braver aussi le Poulet des Landes, très friand justement des frelons des ruches.

Il est incontestable qu’une fondatrice piégée et éliminée, ne fera jamais de nid ! Il est incontestable aussi que si une fondatrice mène à bien sa colonie, c’est bien parce qu’elle n’a pas été piégée. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle piéger seul dans son coin ne suffit pas ! Il faut mobiliser le voisinage au plus large autour d’un nid découvert trop tard, et non détruit avant les premiers gels sérieux, afin d’essayer de toutes les piéger.

L’observation de l’invasion indique qu’en moyenne, le nombre de nids est multiplié par 5 l’année suivante si rien n’est fait (pas de destruction de nid et pas de piégeage de printemps).

FRELONS, GUÊPES ET ABEILLES…

QUE FAIRE S’ILS S’INSTALLENT CHEZ VOUS ?

Guêpe

Tout le monde n’est pas au courant, mais depuis début 2013, il est inutile d’appeler les pompiers pour faire détruire un nid de guêpes ou de frelons qui s’installerait chez vous.

Alors si le problème se pose, prévenez la Mairie : 02 35 56 52 52

Et appelez Monsieur GUEROULT, pompier retraité qui intervient sur notre Commune, au 06 09 15 76 97.

La mairie prendra en charge les frais de destruction de nid à hauteur de 50 %. Le solde sera à payer directement au Trésor Public après réception de l’avis.

Abeille

Attention ! Pour les nids d’abeilles, vous devez appeler un apiculteur qui viendra chez vous pour enlever le nid sans tuer les abeilles. Le plus souvent, cela ne vous coûtera rien et vous aurez peut-être même droit à un petit pot de miel en prime !

ET LE FRELON ASIATIQUE ?

En préambule, il faut savoir que le frelon asiatique à pattes jaunes, invasif et nuisible, a été classé en 2012 « danger sanitaire » de niveau 2 sur une échelle qui en compte 3. Reconnu comme prédateur des abeilles, il a tout de même tué durant l’été dernier.

Nid de frelons asiatiques

Le frelon asiatique est arrivé il y a plusieurs années en France. La prédation importante de ce frelon a une incidence sur les abeilles et peut causer des dégâts plus ou moins importants sur la biodiversité locale. L’espèce non seulement s’est très bien acclimatée, mais s’est aussi multipliée, en raison d’un taux de reproduction élevé et de l’absence de prédateurs. C’est pourquoi, avec la chute des feuilles en automne, certains habitants ont la surprise de découvrir des nids imposants de frelons dans les arbres.

Comment le reconnaître ?

Frelon asiatique

Le frelon asiatique a un aspect plus sombre que le frelon européen. On le reconnaît facilement avec son thorax brun et noir, sa tête orange avec un front noir et son abdomen doté d’un gros anneau orangé. En vol, ses longues pattes jaunes traînent à l’arrière de son corps.

Il se distingue aussi par son agilité et, contrairement à son cousin européen, il peut réaliser des vols stationnaires sur de longues durées.

Son nid de forme sphérique ou ovale peut atteindre jusqu’à 100 cm de diamètre. Il est souvent accroché à des hauteurs importantes, mais aussi sous un abri aéré, comme cela a été le cas en juillet dernier sur notre Commune de Rocquefort, en l’occurrence chez moi, dans un bâtiment me servant d’atelier. Quelle n’a pas été ma stupeur en découvrant ce nid accolé au mur, entre les clefs à molette et les tournevis !

Les facteurs de risques :

Le frelon asiatique est plus agressif que son cousin européen mais n’est pas plus dangereux et agressif envers l’homme que tout autre hyménoptère tant qu’il n’est pas dérangé et qu’on ne s’approche pas de son nid. Auquel cas, il peut attaquer en groupe et en rafale, ce qui occasionne de multiples piqûres. Son venin n’est pas particulièrement toxique, en revanche son aiguillon peut traverser les tissus épais et piquer en profondeur (1 cm) et surtout pulvériser du venin à distance. Seul un choc est à craindre chez les personnes qui sont allergiques aux piqûres de ces insectes. A ce jour, la quasi-totalité des attaques de frelons asiatiques sur l’homme en France ont eu lieu à proximité de nids actifs ou de nids décrochés, mais incomplètement détruits, voire accidentellement lors de travaux de jardinage ou d’entretien d’espaces verts.

QUE FAIRE EN PRESENCE D’UN NID DE FRELONS ASIATIQUES ?

En prévention, il convient d’être prudent et de ne pas s’approcher à moins de 5 m du nid. Ne prenez pas le risque de détruire le nid vous-même. Comme pour les guêpes et frelons européens, prévenez la Mairie et faites appel à Monsieur GUEROULT.

Sachez qu’il n’y a pas lieu de détruire un nid de frelons découvert à l’automne parce qu’il est présent depuis plusieurs mois. Sa destruction n’est d’aucune utilité car les jeunes fondatrices fécondées ont déjà quitté le nid. La population restante va péricliter avec les gelées hivernales. Les quelques fondatrices pouvant rester dans le nid durant l’hiver ne seront très certainement pas aptes à recommencer un cycle. Le nid de frelons non détruit ne sera pas réinvesti l’année suivante. Il y a peu de probabilité qu’un nid se reconstruise à proximité immédiate de l’ancien nid l’année d’après. Le nid se dégradera naturellement avec la pluie et les oiseaux.

JARDIN SANS PESTICIDE

Oui, il est possible de jardiner en étant plus respectueux de l’environnement. Voici quelques conseils judicieux …

D’abord, il faut oublier le jardin « zéro défaut ».

La première chose à faire est de changer notre regard sur les espaces verts. Il ne faut pas chercher la perfection au brin d’herbe près, mais lui préférer ce que les professionnels appellent une gestion différenciée, comme laisser, par endroit, des zones un peu plus sauvages.

Il faut repenser sa philosophie du jardin.

Au lieu de vouloir tondre l’intégralité d’une pelouse, pourquoi ne pas jouer sur les volumes en créant une zone de « prairie » au fond de son terrain ? Tondue moins souvent, la prairie permet la création d’un carré sauvage propice à la biodiversité… et pourquoi pas à une partie de cache-cache !

A propos du gazon, les tontes à raz favorisent l’apparition de la mousse et parfois du pissenlit. Pour l’éviter, préférez une tonte haute et une aération du sol, qui permet la bonne évacuation des eaux stagnantes.

Privilégiez les plantes résistantes aux ravageurs et aux maladies

Choisissez des plantes adaptées au climat et au sol de notre région : elles seront bien moins sensibles aux maladies. Renseignez-vous auprès des pépiniéristes, observez les jardins voisins pour vous en inspirer ou procédez à une analyse de votre sol. Informez-vous sur les végétaux : une plante amatrice d’ombre ne poussera pas ou très mal en plein soleil et inversement.

De même pour les plantes aimant l’humidité, une fougère ne se développera pas au plein soleil en terrain très sec alors qu’un cactus qui adore les situations chaudes et les terrains drainés pourrira très vite les pieds dans l’eau et sans soleil !

Chez nous, en Normandie, notre terrain est calcaire et si vous adorez les hortensias et autres camélias, ne vous en privez pas ! Ménagez-leur un massif où vous enlèverez la terre du jardin que vous remplacerez par de la terre de bruyère plus adaptée à la santé de ces végétaux.

Paillez le pied des plantes pour limiter les arrosages et conserver une bonne humidité.

Créez un milieu diversifié

Favoriser la biodiversité est la clé du jardinage sans pesticides, car une multitude d’organismes vivent en interdépendance. Pour cela, plantez des haies composées de différents arbustes à fleurs et à baies qui attireront papillons et oiseaux. Pensez aussi à aménager des zones d’ombres et des zones humides pour attirer la faune. La création d’un bassin est un élément essentiel pour recréer un écosystème complet dans votre jardin. Vous pourrez y installer des poissons, gros consommateurs de moustiques.

Échelonnez vos cultures et pratiquez leurs rotations au potager. Associez des végétaux, par exemple, en plantant des œillets d’Inde connus pour leur pouvoir répulsif autour de vos légumes, ou encore des carottes à côté des oignons qui se protègent mutuellement contre leurs parasites respectifs.

Enfin, laissez un coin de jardin en jachère où vous sèmerez fleurs et engrais verts pour attirer les insectes pollinisateurs et pour améliorer la qualité du sol.

Attirez les prédateurs naturels

Il faut réussir à trouver le bon équilibre entre proies et prédateurs. Pour cela, construisez une maison pour les insectes et des nichoirs pour les oiseaux. Pensez à laisser un tas de bois au fond du jardin pour favoriser la venue du hérisson, prédateur d’escargots et de limaces. Associé à des brindilles et des feuilles mortes, ce tas attirera pendant l’hiver des insectes comme les coccinelles, les cloportes ou les pinces oreilles mangeurs de pucerons.

Fertilisez avec des engrais naturels

Les engrais naturels servent de compléments au compost que vous pouvez faire vous-même.

D’origine organique ou minérale, ils n’ont subi aucune transformation chimique. Ils ne risquent pas de brûler les racines et stimulent la vie biologique du sol tout en le nourrissant.

Traitez avec des produits naturels

De la cendre de cheminée pour éloigner escargots et limaces, du savon de Marseille contre les pucerons, de l’eau bouillante pour débarrasser une allée des mauvaises herbes. Les solutions sont multiples. Elles vous permettront d’échapper à la dangerosité des produits phytosanitaires !

Flyer de l’Agence Régionale de l’Environnement de Normandie à téléchargerCliquez-ici

LES DÉCHETTERIES INTERCOMMUNALES

Déchetterie de Touffreville-la-Corbeline

Accès :

Déchetterie de la CCYN, route départementale 37, 76190 Touffreville-la-Corbeline.

Horaires d’ouverture :

En période d’été (du 1er avril au 30 septembre) :
Le Lundi-Mercredi-Jeudi-Vendredi de 9h à 12h et de 14h à 18h.
Samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h.

En période d’hiver (du 1er octobre au 31 mars) :
Le Lundi-Mercredi-Jeudi-Vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h.
Samedi de 8h à 12h et de 14h à 17h.

La déchetterie est fermée les mardis, dimanches et jours fériés.

Pour tout renseignement, appelez le 02 35 56 14 14.

Déchetterie de Croix-Mare

Accès :

Déchetterie de la CCYN, route du Hameau Yvelin, 76190 Croix-Mare

Horaires d’ouverture :

En période d’été (du 1er avril au 30 septembre) :
Lundi-Mercredi-Vendredi de 15h à 18h.
Samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h.

En période d’hiver (du 1er octobre au 31 mars) :
Lundi-Mercredi-Vendredi de 14h à 17h.
Samedi de 10h à 12h et de 13h30 à 17h.

Fermée tous les mardis, jeudis, dimanches et jours fériés.

Pour tout renseignement, appelez le 02 35 56 14 14.

TRANQUILITE PUBLIQUE

Voici quelques règles pour mieux respecter ses voisins.

Les bruits de voisinage agissent de façon négative, tant sur l’environnement que sur l’individu. C’est un facteur de stress qui peut avoir de graves répercussions sur la santé. De jour comme de nuit, la tranquillité est un droit reconnu à chacun. Respecter celle des autres est un devoir pour tous.

Les activités bruyantes, effectuées par des particuliers, telles que la rénovation, le bricolage et le jardinage, réalisées à l’aide d’outils ou d’appareils tels que les tondeuses à gazon, tronçonneuses, perceuses, raboteuses, scies mécaniques, bétonnières, compresseurs à air ou haute pression, etc…, susceptibles de causer une gêne pour le voisinage ne peuvent être effectuées, sauf intervention urgente, à l’extérieur ou à l’intérieur des bâtiments que :

  • les jours ouvrables de 8 H 30 à 12  H 00 et de 14 H 00 à 20 H 00 ;
  • les samedis de 9 H 00 à 12 H 00 et de 14 H 30 à 19 H 00 ;
  • les dimanches et jours fériés de 10 H 00 à 12 H 00.

Les propriétaires d’animaux ou les personnes en ayant la garde sont tenus de prendre toutes mesures propres à préserver la tranquillité du voisinage et, en particulier, de faire en sorte que ces animaux ne soient pas sources de nuisances sonores, et ceci de jour comme de nuit.

En particulier, les propriétaires de chiens doivent éviter que ceux-ci n’aboient de façon répétée ou intempestive. Les conditions de détention de ces animaux et la localisation de leur lieu d’attache ou d’évolution doivent être adaptées en conséquence. Tout dispositif (collier, boîtier, etc…) dissuadant les animaux de faire du bruit de manière fréquente doit, le cas échéant, être employé.